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Grand Sage de Dieu
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Si l'orgueil nous a fait sortir, l'humilité nous fera rentrer... Comme le médecin, après avoir
établi un diagnostic, traite le mal dans sa cause, toi, guéris la source du mal, guéris l'orgueil
; alors il n'y aura plus de mal en toi. Pour guérir ton orgueil le Fils de Dieu est descendu ;
il s'est fait humble. Pourquoi t'enorgueillir ? Pour toi Dieu s'est fait humble. Tu rougirais
peut-être d'imiter l'humilité d'un homme ; imite au moins l'humilité de Dieu. Le Fils de Dieu
s'est fait humble ; il est venu dans l'homme. On t'ordonne, à toi, d'être humble ; on ne te
demande pas de devenir une bête. Dieu, lui, s'est fait homme. Toi, homme, connais que tu es
homme ; toute ton humilité consiste à te connaître.
Écoute Dieu qui t'enseigne l'humilité : « Je ne suis pas venu faire ma volonté, mais la volonté
de celui qui m'a envoyé » (Jn 6,38). Je suis venu, humble, enseigner l'humilité, comme un maître
d'humilité. Celui qui vient à moi s'incorpore à moi ; il devient humble. Celui qui adhère à moi
sera humble ; il ne fait pas ma volonté, mais celle de Dieu. Aussi ne sera-t-il pas jeté dehors
(Jn 6,37), comme lorsqu'il était orgueilleux.
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
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L’ignorance de ceux qui ne se convertissent pas
L'Apôtre dit : « Quelques uns sont dans l'ignorance de Dieu
Je dis, moi, que sont dans cette ignorance tous ceux qui ne veulent pas
se convertir à Dieu.
Car ils refusent cette conversion pour l'unique raison
qu'ils imaginent solennel et sévère ce Dieu qui est toute douceur ;
ils imaginent dur et implacable celui qui n'est que miséricorde ;
ils pensent violent et terrible celui qui est adorable.
Ainsi l'impie se ment à lui-même en se fabriquant une idole
au lieu de connaître Dieu tel qu'il est.
Que craignent ces gens de peu de foi ?
Que Dieu ne veuille pas pardonner leurs péchés ?
Mais il les a, de ses propres mains, cloués à la croix.
Que craignent-ils donc encore ? D'être eux-mêmes faibles et vulnérables ?
Mais il connaît bien l'argile dont il nous a faits.
De quoi ont-ils donc peur ?
D'être trop accoutumés au mal pour délier les chaînes de l'habitude ?
Mais le Seigneur a libéré ceux qui étaient dans les enfers.
Craignent-ils donc que Dieu, irrité par l'immensité de leurs fautes,
hésite à leur tendre une main secourable ?
Mais là où abonde le péché, la grâce surabonde.
Ou encore, l’inquiétude pour leurs vêtements,
la nourriture ou les autres besoins de leur vie,
les empêche-t-elle de quitter leurs biens ?
Mais Dieu sait que nous avons besoin de tout cela.
Que veulent-ils de plus? Qu'est-ce qui fait obstacle à leur salut ?
C'est qu'ils ignorent Dieu, qu'ils ne croient pas à ses paroles.
Qu'ils se fient donc à l'expérience d'autrui.
Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien
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Le grand commandement
Dieu ne demande de nous que deux choses :
que nous l'aimions et que nous aimions notre prochain.
Voilà quel doit être le but de nos efforts.
Si nous nous y conformons d'une manière parfaite,
nous accomplissons sa volonté et nous lui sommes unis.
Mais que nous sommes loin de remplir ce double précepte
comme nous le devrions au service d'un Dieu si grand !
plaise à sa Majesté de nous donner sa grâce,
afin que nous méritions de parvenir à cette perfection,
car cela est en notre pouvoir, si nous le voulons.
La marque la plus sûre, à mon avis,
pour savoir si nous avons ce double amour
consiste à aimer véritablement le prochain,
car nous ne pouvons avoir la certitude que nous aimons Dieu,
bien que nous en ayons des indices très sérieux ;
mais nous pouvons savoir sûrement si nous aimons le prochain.
Soyez certaines que plus vous découvrirez en vous de progrès
dans l'amour du prochain, plus vous serez avancées dans l'amour de Dieu.
L'amour que Dieu nous porte est tellement profond
qu'en retour de celui que nous avons pour le prochain
il perfectionne de mille manières celui que nous portons à lui-même ;
je ne puis avoir aucun doute sur ce point.
Voilà pourquoi il est très important de bien considérer
comment nous aimons le prochain ; dès lors que cet amour est parfait,
on a réalisé tout ce qu'il fallait. Car, à mon avis,
notre nature est tellement dépravée que, si notre amour pour le prochain
ne prenait ses racines dans l’amour même de Dieu,
il ne pourrait s'élever à la perfection.
Sainte Thérèse d'Avila (1515 - 1582),
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« Une seule chose te manque »
Il y a une richesse qui sème la mort partout où elle domine : liberez-vouz-en et
vous serez sauvés. Purifiez votre âme, rendez-la pauvre pour pouvoir entendre l’appel du Sauveur
qui vous redit : « Viens et suis-moi ! » Il est la voie où marche celui qui a le coeur pur :
la grâce de Dieu ne se glisse pas dans une âme encombrée et déchirée par une multitude
de possessions.
Celui qui regarde sa fortune, son or et son argent, ses maisons, comme des dons de Dieu,
celui-là témoigne à Dieu sa reconnaissance en venant en aide aux pauvres avec ses biens.
Il sait qu’il les possède plus pour ses frères que pour lui-même ; il reste maître
de ses richesses au lieu d’en devenir esclave. Il ne les enferme pas en son âme,
pas plus qu’il n’enserre sa vie en elles, mais il poursuit sans se lasser une oeuvre toute divine
. Et si un jour sa fortune vient à disparaître, il accepte sa ruine d’un coeur libre.
Cet homme-là, Dieu le déclare bienheureux, il l’appelle « pauvre en esprit »,
héritier assuré du Royaume des Cieux (Mt 5,3)
Il y a, à l’opposé, celui qui blottit sa richesse en son coeur, au lieu du Saint Esprit.
Celui là garde en lui ses terres ; il accumule sans fin sa fortune, et ne s’inquiète
que d’amasser toujours davantage ; il ne lève jamais les yeux vers le ciel ; il s’embarrasse
dans le temporel, car il n’est que poussière et il retournera à la poussière. (Gn 3,19)
Comment peut-il éprouver le désir du Royaume, celui qui, au lieu du coeur, porte un champ ou
une mine, lui que la mort surprendra fatalement au milieu de ses passions ?
« Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur ». (Mt 6,21)
Clément d'Alexandrie (150 - vers 215), théologien
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« Veillez car vous ne connaissez pas le jour »
Une fois rassasiés de l’Eucharistie,remerciez ainsi :
Nous te rendons grâces,ô Père Saint, pour ton saint nom
que tu as fait habiter en nos cœurs,
et pour la connaissance, la foi,l’immortalité
que tu nous as révélées par Jésus,ton serviteur.
Gloire à toi dans les siècles. Amen !
… Avant tout, nous te rendons grâces,
parce que tu es tout-puissant:
Gloire à toi dans les siècles. Amen !
Souviens-toi de ton Église, Seigneur,
pour la délivrer de tout mal
et la parfaire dans ton amour.
Rassemble des quatre vents cette Église sanctifiée,
dans ton Royaume que tu lui as préparé.
Car à toi sont puissance et gloire dans les siècles. Amen !
Que la grâce vienne et que ce monde passe. Amen !
Si quelqu’un est saint, qu’il s’approche ;
s’il ne l’est pas, qu’il fasse pénitence.
Marana tha ! Amen…
Oui, veillez sur votre vie ;
ne laissez pas s’éteindre vos lampes
ni sur vos reins se dénouer vos ceintures. Soyez prêts.
Car vous ignorez l'heure où notre Seigneur viendra.
Assemblez-vous fréquemment pour chercher ensemble
ce qui convient à vos âmes.
Car tout le temps de votre foi ne vous servira de rien,
si, au dernier moment, vous n’êtes devenus parfaits..
La Didachè (entre 60 - 120), catéchèse judéo-chretienne
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Morte de joie et d'Amour.
Sainte Imelda descendait de la noble famille des Lambertini. Née à Bologne en 1521, elle avait reçu
au baptême le nom de Madeleine. Dès le berceau elle manifesta une intelligence précoce qui s'ouvrait
naturellement aux lumières de la foi.
On ne constata jamais en elle de difficulté à obéir, ni de ces caprices qui rendent pénible l'éducation
des enfants. Au premier signe, Madeleine quittait le jeu le plus animé pour se mettre au travail. Elle
s'était aménagé un petit oratoire qu'elle ornait de ses mains. Tout son bonheur consistait à s'y
retirer pour prier.
La splendeur de la maison paternelle pesait à cette âme qui comprenait déjà le néant des choses créées.
Suivant un usage très ancien dans l'Église, on recevait parfois les enfants dans les monastères. Ils
étaient revêtus de l'habit religieux, mais cela n'engageait en rien leur avenir et ces enfants
n'étaient assujettis qu'à une partie de la Règle. A l'âge de dix ans, la petite Madeleine pria ses
parents avec tant d'instance de lui octroyer cette grâce, qu'ils finirent par se rendre à ses désirs
et l'emmenèrent chez les Dominicaines de Valdiprétra, près de Bologne.
La jeune enfant prit l'habit avec joie et échangea son nom pour celui d'Imelda, qui signifie: donnée
au monde comme du miel, sans doute à cause de sa douceur et de son extrême amabilité. Novice, elle
voulut observer la Règle tout entière bien qu'elle n'y fut pas obligée. Sa constance au service de
Dieu ne se démentit pas un instant, aucune austérité ne l'effrayait, et elle s'appliquait en tout à
ressembler à Jésus crucifié.
La sainte enfant passait des heures en adoration devant Jésus-Hostie, sans ressentir plus de lassitude
que les anges devant Dieu. Durant le Saint Sacrifice de la messe, elle versait d'abondantes larmes,
surtout lorsque les religieuses quittaient leurs stalles pour aller communier. Dans l'ingénuité de
son amour, elle disait parfois: «Je vous en prie, expliquez-moi comment on peut recevoir Jésus dans
son coeur sans mourir de joie.» Les religieuses étaient grandement édifiées de sa particulière
dévotion envers le Saint Sacrement.
C'était l'usage du pays de donner la première communion aux enfants qu'à l'âge de quatorze ans. Sainte
Imelda, consumée par l'ardeur de ses désirs, suppliait d'être enfin admise à la sainte Table mais on
ne croyait pas devoir faire exception pour la petite novice. Le jour de l'Ascension 1533, Imelda
atteignit ses onze ans. De nouveau, elle conjura son confesseur de lui permettre de recevoir la
sainte communion, mais ce dernier resta inflexible.
L'enfant s'en alla à la chapelle en pleurant, afin d'y entendre la messe. Le Seigneur Jésus, si faible
contre l'amour, ne put résister davantage aux voeux de cette âme angélique. Au moment de la communion,
une hostie s'échappa du ciboire, s'éleva dans les airs, franchit la grille du choeur et vint s'arrêter
au-dessus de la tête de sainte Imelda. Aussitôt que les religieuses aperçurent l'hostie, elles
avertirent le prêtre du prodige. Lorsque le ministre de Dieu s'approcha avec la patène, l'hostie
immobile vint s'y poser. Ne doutant plus de la Volonté du Seigneur, le prêtre tremblant communia
Imelda qui semblait un ange plutôt qu'une créature mortelle.
Les religieuses, saisies d'un étonnement inexprimable, restèrent longtemps à regarder cette enfant
toute irradiée d'une joie surnaturelle, prosternée en adoration. Ressentant finalement une vague
inquiétude, elles appellèrent Imelda, la prièrent de se relever, puis lui en donnèrent l'ordre.
L'enfant toujours si prompte à obéir paraissait ne pas même les entendre. En allant la relever, les
soeurs s'aperçurent avec stupéfaction qu'Imelda était morte: morte de joie et d'amour à l'heure de sa
première communion.
Cette petite sainte italienne a été surnommée: la fleur de l'Eucharistie. Elle est la patronne des
premiers communiants.
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« Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes »
Il est particulièrement émouvant de méditer sur l’attitude de Jésus envers la femme.
Il a fait preuve d'une audace surprenante pour son temps :
dans le paganisme, la femme était considérée comme un objet de plaisir,
une marchandise, un capital de travail ; dans le judaïsme,
elle était marginalisée, avilie.
Jésus a toujours manifesté la plus grande estime,
le plus grand respect pour la femme, pour toute femme;
et il fut particulièrement sensible à sa souffrance.
Passant outre aux barrières religieuses et sociales de son temps,
il a rétabli la femme dans sa pleine dignité de personne humaine,
devant Dieu et devant les hommes.
Comment ne pas rappeler ses rencontres avec Marthe et Marie,
avec la Samaritaine, avec la veuve de Naïm, avec la femme adultère,
avec la femme qui souffrait d'hémorragies,
avec la pécheresse dans la maison de Simon le Pharisien ?
« Il lui a été beaucoup pardonné à cause de son grand amour »
.Le seul rappel de ces rencontres fait vibrer le cœur d'émotion.
Et comment ne pas rappeler surtout que Jésus a voulu associer
certaines femmes aux Douze, elles qui l'accompagnaient,
qui le servaient, qui furent pour lui un réconfort sur la route douloureuse
jusqu'au pied de la croix.
Et après sa résurrection, Jésus apparaît aux saintes femmes et à Marie Madeleine,
les chargeant d'annoncer sa Résurrection aux disciples.
Lorsqu'il s’est incarné et est entré dans notre histoire humaine,
Jésus a voulu avoir une mère, la Vierge Marie ;
il a ainsi élevé la femme à l'admirable et suprême dignité de Mère du Verbe Incarné,
Reine immaculée du ciel et de la terre, montée au ciel.
Allocution du 29 avril 1979
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